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Enfants de parents séparés : que faire quand ils ne supportent plus la garde alternée ?

Le 08 janvier 2019
Enfants de parents séparés : que faire quand ils ne supportent plus la garde alternée ?

C’est une réalité douloureuse pour certains parents divorcés ou séparés.

 

Comment en est-on arrivé là ?

Comment rétablir le dialogue ?

Avant de « hurler » à l’aliénation parentale, examinons les causes les plus fréquentes de refus de visite ou de refus d’alternance.

Une multitude de motifs peuvent être à l’origine d’un refus d’alternance entre papa et maman !

Des raisons liées à l’âge des enfants, à l’attitude des parents, aux conditions d’hébergement… Voici un tour d’horizon non exhaustif.

·         Avant 3 ans, la garde alternée est assimilée à de la maltraitance (1). Un bébé ne peut pas être éloigné de sa figure d’attachement, car il n’a pas encore intégré la permanence des personnes et des objets. Ce qu’il ne voit pas n’existe pas ! Les troubles de l’attachement ont des conséquences graves sur le reste du développement de l’enfant et de l’adulte.

 

·         Les enfants de plus de 3 ans ne sont pas épargnés par les angoisses, les craintes, les peurs d’abandon et les troubles de l’attachement. La transition entre deux maisons, l’éloignement de la figure d’attachement peuvent être traumatisants si elles sont trop brusques, mal préparées et non progressives.

L’enfant peut être pris dans des conflits de loyauté dont il n’a pas conscience. Devenir l’aide-soignant du parent qui se plaint le plus, craindre de le quitter car il va « être malheureux ». L’enfant qui se place dans cette position oublie bien souvent ses besoins et désirs pour ceux de son parent.

·         À l’adolescence, le jeune plus attaché à ses amis, à son groupe, vivra mal le fait d'être éloigné d’eux, de ne pas participer à une soirée parce qu’il doit aller chez l’autre parent. Ajoutons à cela le fait de déplacer sa valise, ses cours… de ne pas avoir d’endroit à soi, de devoir composer avec les enfants d’une autre fratrie et vous comprendrez le ras-le-bol qu’ils expriment ou que leur corps exprime.

Le rejet d’un parent peut aussi être consécutif aux comportements problématiques : alcool, drogue, violences dites éducatives, maltraitances.

Il peut aussi survenir lorsque le parent refait sa vie et impose sans préparation un nouveau conjoint, ou lorsque le beau-père/la belle-mère prend un rôle éducatif trop actif (2).

Quels sont les signes de malaise chez les enfants et les adolescents ?

L'enfant manifeste sa détresse au moment du départ par de l’agitation, des cris, des pleurs. Lorsqu'il se retrouve seul avec le parent rejeté il affiche un visage figé, inerte avec un regard vide et perdu. Cette attitude de repli fait souvent dire à ce parent « chez moi, tout va bien c’est avec toi qu’il fait de la comédie”.

Au retour, l’enfant se montre agressif avec le parent sécurisant. Il alterne les périodes de “collage” et de rejet. Il refuse de dormir et les réveils nocturnes avec des hurlements d’angoisse se multiplient.